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Notre atmosphère est polluée par deux principales sources d’émissions :

  • les sources mobiles, constituées essentiellement par les transports
  • les sources fixes, représentées par les industries, les centrales thermiques, le chauffage des bâtiments,
  • les ’activités tertiaires…

Cinq principaux polluants

  • SO2 : dioxyde de soufre
    Lié à l’utilisation de combustibles soufrés, il ne constitue plus réellement un problème en IDF où les concentrations dans l’air ont été divisées par 20 en 40 ans.
  • NOx : oxydes d’azote
    Formés dans les combustions à haute température des moteurs de véhicules, de la transformation d’énergie, de l’industrie et des secteurs résidentiel et tertiaire.
  • COV : composés organiques
    volatils émis dans les gaz d’échappement des véhicules, notamment des deux roues
    • les hydrocarbures émis par l’évaporation lors des différentes étapes de la distribution de produits pétroliers,
    • les composés issus des procédés industriels,
    • les solvants s’échappant lors de l’application de peinture ou d’utilisations domestiques…
  • Particules fines ou poussières
    Émises notamment lors des combustions, mais aussi d’origines diverses. Après les avoir mesurées en tant que fumées noires, l’intérêt s’est progressivement tourné vers les particules de plus en plus fines : PM10 puis PM2,5 (particules de diamètre moyen inférieur à 10 ou 2,5 µm) qui pénètrent plus profondément dans les poumons.
  • O3
    L’ozone, polluant « secondaire », n’est pas émis directement par les activités humaines mais se forme dans l’atmosphère sous l’influence du rayonnement solaire en faisant intervenir notamment les NOx et les COV. L’ozone est néfaste à basse altitude (ozone troposphérique) quand on le respire ou qu’il affecte la végétation, et bénéfique à haute altitude (ozone stratosphérique) quand il nous protège des ultraviolets solaires.
  • Enfin, le NH3 (ammoniac), est émis majoritairement par l’activité agricole.

L’impact géographique des enjeux

Les polluants ne connaissent pas les frontières ; selon leur nature, ils peuvent être transportés plus ou moins loin. Les politiques mises en place sont adaptées à cet impact géographique du niveau mondial au régional en passant par le continental.
L’effet de serre, et les conséquences potentielles pour les cycles climatiques qui en résultent, sont abordés dans le chapitre Énergie.

Couche d’ozone à l’échelle planétaire

L’appauvrissement de la couche d’ozone est dû aux émissions de composés carbonés halogénés (CFC, HCFC, CH3 Br…). C’est le premier exemple de mise en place d’accords internationaux, accompagnés d’une forte participation positive des industriels. L’entrée en vigueur de mesures concrètes de plus en plus contraignantes laisse présager une nette amélioration de la situation.

Pluies acides sur le continent

Les polluants atmosphériques acides (SO2 principalement, NOx…) retombent associés aux précipitations (pluies) sur les végétaux, sur les sols et les eaux.
Les pluies acides ont des conséquences ayant fait l’objet de controverses mais qui sont manifestes dans les régions les plus touchées :

  • une acidification des lacs (disparition de poissons en Scandinavie),
  • un dépérissement des forêts (notamment en Allemagne et en Europe centrale),
  • une dégradation des bâtiments et du patrimoine historique.

La réduction des émissions de ces polluants repose essentiellement sur des accords internationaux et un arsenal réglementaire fort, sans cesse sévérisé, et sur la mise en œuvre des technologies les plus performantes et les plus supportables économiquement.

Le résultat de cette politique menée depuis plus de 20 ans en Europe -et en Amérique du Nord-, est une diminution considérable de l’ampleur du phénomène.

Santé humaine au plan local

Si les conséquences sur la santé de personnes exposées à une pollution industrielle momentanée restent en général faciles à démontrer, il en va tout autrement dans le cas d’une pollution permanente à des niveaux plus faibles, manière dont les effets doivent être distingués de ceux de nombreux autres facteurs.
C’est pour répondre à cette attente qu’ont été mis en place des réseaux de mesure et de surveillance de la qualité de l’air.

Mais l’homme n’est pas le seul menacé : l’ensemble des matériaux entrant dans la construction sont sensibles à la pollution atmosphérique.

Enfin, la faune et la flore subissent les agressions de la pollution atmosphérique qui menace les éco-systèmes et la biodiversité.

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