En Ile-de-France, l’opération STOP PUB a déjà été engagée de manière assez générale, à l’initiative :
- historiquement des associations (U.F.C. Que Choisir, F.N.E., CLCV),
- puis des collectivités territoriales suite à la mise à disposition d’un autocollant par le ministère en charge de l’écologie,
- mais aussi de certaines entreprises (grandes enseignes [1] , commerces affichant une préoccupation environnementale [2], voire même certains prestataires déchets.
Stop Pub
Production
Distribution
Au cours des dernières années, l’arrêt de la mise à disposition de l’autocollant STOP PUB par les pouvoirs publics a pu en freiner la mise en œuvre, notamment de la part des petites communes. On notera à ce propos, que l’édition par une collectivité locale de son propre autocollant ou le marquage à son logo d’un autocollant national (voir, parmi d’autres exemples, la communauté d’agglomération du Val d’Orge ou le SIREDOM en Essonne) est toujours possible et fournit un indice utile de l’implication réelle de la collectivité.
On observe ainsi une grande variété d’autocollants, y compris de simples étiquettes réalisées par des particuliers. En effet, par son apparente simplicité, renvoyant à un seul « geste » (apposer la mention sur sa boîte aux lettres), l’action n’a pas toujours et forcément besoin d’être portée activement par la collectivité pour exister. Dans certaines communes, l’autocollant est diffusé par des citoyens voire un commerçant motivé. Il faut d’ailleurs admettre et retenir que ces dimensions de démarche individuelle, liberté de choix, attente d’un respect de celles-ci sont au cœur de l’action [3], et en constituent même ses incontournables moteurs, pour les citoyens qui vont y participer.
En conséquence, il est difficile de mesurer le degré effectif de mise en place de cette action au plan régional, ainsi qu’à des échelles infra : combien d’autocollants réellement mis à disposition du public, combien de boîtes aux lettres portant la mention, sous une forme ou une autre ? Seuls quelques territoires, et plutôt de petite taille (communes, voire intercommunalités), disposent aujourd’hui de tels indicateurs.

- Schéma (cliquer pour ouvrir)
- Analyse typologique de la variété des pratiques des collectivités qui portent une opération STOP PUB, à partir de ces deux axes essentiels (et selon l’échelle de la collectivité)
Le suivi de l’efficacité de l’action (les autocollants sont-ils tous et durablement respectés ?) est tout aussi faible. Ceci n’est pas sans engendrer des déceptions, une perte de crédibilité ou la diffusion d’a priori négatifs (« de toute façon, ça ne marche pas »), qui contribuent à cantonner l’opération STOP PUB dans un statut certes incontournable mais marginal. S’y ajoute une articulation insuffisante avec la responsabilité élargie du producteur organisée autour d’Eco-folio.
Si on se place du point de vue d’une démarche délibérée de politique publique et territoriale, cette opération reste sans doute inaboutie tant en ce qui concerne l’interface avec l’habitant usager que celle avec les émetteurs d’I.N.S.
Signalons enfin le déplacement actuel de la publicité vers d’autres moyens de diffusion, auxquelles une action STOP PUB devrait par conséquent viser à s’adapter et à répondre :
- prospectus adressés (y compris insérés dans les revues et magazines sous abonnement),
- publicité de rue (sur les pare-brises des voitures, en sortie de gares ou métros…), en pleine expansion dans l’agglomération francilienne particulièrement.
- L’ADEME propose des conseils pour le montage d’une opération « Stop-Pub » dans un territoire, avec un mode d’emploi pour les collectivités ainsi qu’une étude (datée de 2006) sur toutes les catégories de papiers à usages graphiques consommés en France et une étude sur le dispositif Stop-Pub.
- A toutes fins utiles, pour des données sur le gisement des papiers
- A signaler également, pour les données qu’il comporte, le dossier de l’association RUDOLOGIA


