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Evitement et récupération des piles et accumulateurs

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Cette action relève essentiellement de la prévention qualitative (réduction de la nocivité des déchets [1]). Son intitulé souligne que des actions limitées à la collecte séparée ne devraient pas être qualifiées comme entrant dans le champ de la prévention des déchets [2].

Evitement et récupération des piles et accu

Niveaux d'action de prévention

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  • Gisement des piles et accumulateurs
  • Données bibliographiques
  • Identification d’éventuels prestataires de services de prévention des déchets
  • Il existe bien trois pistes d’action complémentaires et que l’on gagne à relier :

    • promouvoir des alternatives aux piles à usage unique, voire aux accumulateurs eux-mêmes [3].
    • développer le tri par les usagers et les dispositifs de reprise des piles et accumulateurs,
    • éviter le geste d’abandon de produits dont les piles ou batteries sont usagées
    • le cas emblématique est celui du téléphone portable dont l’obsolescence programmée tient à la durée de vie assez courte de la batterie (18 mois en moyenne). Certains commerces proposent aujourd’hui des services de remise en état des batteries usagées de téléphones portables (voir plus loin).

    Le binôme évitement / récupération des piles et accumulateurs souligne et peut s’appuyer (comme pour d’autres actions de prévention) sur un exercice de libre choix offert au citoyen parmi une gamme d’alternatives progressives :

    • je peux utiliser des piles à usage unique mais je ne les jette pas dans la poubelle,
    • je peux privilégier des piles rechargeables (1 accu = 1000 piles à usage unique, selon les producteurs)…et je ne les jette pas non plus,
    • je peux aussi privilégier le « robinet à électricité » (le secteur)- on consomme 50 fois plus d’énergie pour fabriquer un pile que cette dernière n’en restitue,
    • je peux opter pour des produits fonctionnant avec des énergies renouvelables,
    • mais je peux aussi, à fonctionnalité équivalente, choisir des produits mécaniques (les montres étant un cas emblématique du passage, en quelques décennies, du tout-mécanique au tout-piles)
    Rappel : depuis le 1er janvier 2001 (décret n° 99-374 du 12 mai 1999), les entreprises (metteurs sur le marché) ont obligation de collecter ou faire collecter, valoriser ou faire valoriser, éliminer ou faire éliminer leurs piles et accumulateurs. Deux éco-organismes agréés par les Pouvoirs Publics sont principalement en charge de la filière : Corépile et SCRELEC. Des dispositifs individuels existent également (E. Leclerc, Groupement des Mousquetaires, FNAC et Surcouf, Leroy-Merlin, Groupe magasin U, Groupe Boulanger, Décathlon, Distribution Casino France). Au 1er septembre 2004, 10 conventions (éco-organismes et dispositifs individuels) étaient conclues avec les Pouvoirs Publics. Des entreprises, dont les dispositifs individuels s’étaient avérés peu performants, ont vu leurs conventions non renouvelées depuis, et ont dû rejoindre SCRELEC ou Corépile.

    Ici, comme dans d’autres cas, le dispositif de R.E.P. existant peut contrarier, sur le terrain, la démarche préventive (et notamment ses messages) en priorisant la récupération, sans questionner la consommation.

    En Ile-de-France, comme dans le reste du pays :

    • de nombreux commerces disposent de collecteurs de piles usagées même s’il convient de souligner que :
      • tous les commerces soumis à l’obligation de reprise ne s’en acquittent pas encore
      • parmi ceux qui le font, le collecteur est parfois peu visible et pas toujours très compréhensible pour le consommateur.
      • les retours d’information (vers la collectivité, les citoyens) concernant les résultats quantitatifs et le devenir des produits concernés sont quasi inexistants (  d’où parfois une suspicion, héritée des balbutiements historiques de cette filière, qui freine la participation des usagers).
    • de nombreux points de collecte fonctionnent dans des espaces publics (déchèteries, locaux de collectivités, …)

    Ce système mixte (points de collecte dans des espaces privé et publics) permet-il d’améliorer le taux de captation des piles et accumulateurs usagés ? Facilite-t-il un désengagement de certains commerçants soumis à l’obligation de reprise ? Sans doute les réponses à ces questions sont tributaires des caractéristiques du territoire concerné (rural ou semi-rural sans commerce de proximité ou bien urbain dense) et de la volonté des acteurs…

    En pratique, compte tenu du contexte de répartition des responsabilités et du constat de faible intensité des opérations déjà en place (faible collecte / quasi silence sur l’évitement), qui viennent d’être rappelés, les actions viseront surtout ici à :

    • promouvoir activement les alternatives,
    • pousser / accompagner une densification de l’offre de dépôt sur le territoire,
    • améliorer l’utilisation de cette offre de dépôt (visibilité, information…).
    Source d’informations générales :
    • MEEDDAT : Efficacité de la filière piles et accumulateurs –Etude de la D4E, MEEDDAT, non daté (vraisemblablement publié en 2005)
    • ADEME   : site internet

[1] même si les piles alcalines et salines ne sont pas considérées comme des déchets dangereux d’un point de vue réglementaire…

[2] les conditions d’aide de l’ADEME du dispositif de soutien aux plans et programmes locaux précisent : « Des actions de collecte séparative de déchets dangereux… peuvent entrer dans ce périmètre à la condition d’être accompagnés d’une présentation des alternatives existantes en terme de réduction quantitative. »

[3] les piles rechargeables ne constituant pas l’unique alternative (comme cela apparaît malheureusement dans certains documents de collectivités), d’autres sources d’électricité peuvent être utilisées selon les circonstances (secteur, dynamos, photovoltaïque)

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