Airparif ausculte l’air francilien
La Direction régionale Ile-de-France de l’ADEME participe financièrement au réseau d’Airparif.
| polluants dits "classiques" | SO2 ; fumées noires ; CO ; NOx |
| polluants dits "récents" | O3 ; PM10 |
| polluants dits "nouveaux" | poussières fines PM2,5 ; composés organiques volatils ; Hydrocarbures Aromatiques Monocycliques HAM (dont benzène-toluène-xylène ou BTX) ; Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques HAP ; métaux lourds (plomb,mercure,cadmium) ; aldéhydes ; dioxines |
L’ADEME et AIRPARIF
L’ADEME , par son siège et sa Direction régionale, est fortement impliquée dans le fonctionnement du réseau AIRPARIF :
- elle assure la tutelle technique du dispositif de surveillance ;
- elle gère, aux côtés de l’État, l’aide à l’équipement et une partie de l’aide au fonctionnement d’AIRPARIF ;
- elle anime et conduit des activités de R&D, en particulier sur les différents impacts de la pollution, sur l’instrumentation et la modélisation de la qualité de l’air, en partenariat avec AIRPARIF, Météo France, des universitaires et chercheurs… ;
- elle gère la base nationale de données sur la qualité de l’air et conduit des actions d’information complémentaires à celles d’AIRPARIF (diffusion de l’indice Atmo) ;
- elle participe à l’élaboration et à la mise en œuvre du Plan régional de la qualité de l’air et du Plan de protection de l’atmosphère.
Des aides partagées
Les ressources d’AIRPARIF sont apportées par l’État, les collectivités locales et les industries contribuant à la pollution, pour environ un tiers chacun, un complément provenant des prestations réalisées par AIRPARIF. Les aides de l’État décidées par le ministère de l’Écologie et du Développement durable sont gérées par la DRIRE (fonctionnement) et l’ADEME (équipements et études). Les autres partenaires financiers sont les collectivités territoriales et les industriels.
Une amélioration dans l’air
En ce qui concerne les principaux polluants, la qualité de l’air s’améliore sensiblement en Île-de-France, sauf pour les oxydes d’azote (lente amélioration) et pour l’ozone (en augmentation modérée), en fonction des années.
En effet, le niveau de pollution sur une région comme l’Île-de-France est fonction de la météo et l’exemple de la canicule de 2003 est frappant.
L’ozone y est favorisé par l’ensoleillement et la chaleur et par le peu de vent (épisodes anticycloniques d’été).
Les objectifs européens de qualité de l’air sont globalement respectés en Île-de-France, sauf à proximité du trafic, et la politique mise en place doit permettre de les respecter à l’avenir, malgré leur sévérisation :
- Dioxyde de soufre (SO2) divisé par 20 en 40 ans,
- Particules (« fumées noires ») divisées par 8 en 40 ans, particules fines stables ou en diminution.
- Oxyde d’azote (NOx) en stabilité décroissante,
- Ozone (O3) en augmentation modérée
- Composés organiques volatils (COV) en lente décroissance ; leurs émissions proviennent essentiellement de l’utilisation de solvants dans divers secteurs et les transports routiers.
Une vigilance maintenue
Si les oxydes de soufre sont globalement en forte baisse, d’autres types de polluants restent préoccupants :
- les oxydes d’azote, et leur conséquence, l’ozone (qui résulte également des émissions d’hydrocarbures) ; en Île-de-France, les seuils limites fixés par la réglementation sont parfois dépassés (en zone agglomérée pour les oxydes d’azote, en grande banlieue pour l’ozone) et, surtout, les seuils abaissés prévus pour 2010 risqueraient de l’être sans des mesures de réduction des émissions ;
- les particules fines : si les seuils réglementaires ne sont pas dépassés, excepté localement, leurs effets sur la santé sont importants puisqu’elles provoquent des déficiences cardio-pulmonaires et sont suspectées d’être à l’origine de cancers.
Une politique de santé adaptée
La pollution de l’air, au niveau régional, a de nombreuses répercussions sur la santé, même s’il n’existe pas véritablement de seuil : les scientifiques considèrent généralement que, dès le niveau 0, l’effet sur la santé est réel.
Il est donc primordial de caractériser l’impact des polluants, grâce à des études épidémiologiques, par exemple. Le recours à de telles études permet ensuite d’évaluer les risques et de les classer par ordre d’importance afin de concevoir une politique de santé adaptée.
L’enseignement tiré des données disponibles montre bien que c’est la pollution moyenne annuelle qui a un effet sur la santé, bien plus que les pics de pollution. Même si ces derniers ont un impact sur la morbidité des enfants et des personnes asthmatiques.
Une information locale
Plusieurs collectivités locales franciliennes se sont lancées dans l’information du grand public sur la qualité de l’air, soit en concevant des pages spécifiques sur leur site Internet, soit en créant un lien avec AIRPARIF.
Voici quelques exemples :
- département de l’Essonne et département du Val d’Oise ;
- Conseil général de Seine Saint Denis ;
- les villes de Villemonble ; Montreuil ; Clamart ; Suresnes ; Puteaux ; Ermont



