Connaissance des gisements bruts

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Attention : les gisements bruts de déchets fermentescibles sont très variables selon la saison et les conditions météorologiques de l’année mais aussi selon les territoires et leurs particularités.

Il sera judicieux de combiner des approches qualitatives et quantitatives du gisement portant à la fois sur :

  • les quantités de fermentescibles « disponibles » selon deux catégories :
    • déchets végétaux des activités de jardinage
    • déchets alimentaires (résidus des repas et de leur préparation)
  • les lieux (pour les déchets de jardinage, il sera utile d’établir une carte de la commune avec les zones concernées), acteurs, circonstances et modalités de production de ces fermentescibles y compris pour cerner les acteurs et certains des partenaires du projet.
  • l’état du pavillonnaire avec jardin dans le territoire :
    • nombre / pourcentage d’habitat pavillonnaire avec jardin
    • superficie d’espaces verts privés (donnée pouvant être facilement accessible dans le PLU / SCOT   ou via l’IAURIF
  • l’identification des espaces verts spécifiques du territoire : parcs et jardins publics, privés (résidences, châteaux…) ou d’institutions diverses…
    • inventaire et superficies
    • identification des personnes ou organismes gestionnaires
    • état des pratiques

La prise en compte des espaces verts publics de la collectivité doit aussi s’inscrire dans une logique d’exemplarité , qui suppose un décloisonnement entre les divers services concernés (espaces verts, déchets…).

Données de références sur le tonnage ou volume / surfaces et types de jardins.
Pour mémoire et cadrage général : le gisement national de déchets verts des ménages s’élevait, en 1999, à 4.5 millions de tonnes/an, soit en moyenne 75 kg/hab/an.
En Ile-de-France, le gisement des déchets de jardins des particuliers était estimé entre 400 et 500 000 tonnes. Les déchets d’entretien d’espace verts collectés par les entreprises privées et les collectivités territoriales représentaient plus de 2 000 000 m3.

Le CEMAGREF de Rennes est un des établissements de recherche qui a le plus travaillé sur ces questions depuis deux décennies.
Signalons l’étude de référence d’A. Le Bozec et P. Schneder : la production des déchets végétaux des espaces verts publics (1995). La production de déchets végétaux varie selon la région, non pas tant en raison du climat, mais sous l’influence des types d’espaces verts et de la nature des végétaux, voire des pratiques d’entretien. La production annuelle varie entre 30 et 60 m3 par hectare, la valeur moyenne étant de 43 m3 par hectare d’espaces verts publics.

Le développement des pratiques de gestion optimisée et différenciée des espaces verts ont apporté une meilleure connaissance de ces questions au sein des réseaux techniques concernés. Voir aussi via le groupe de travail « espaces verts » de l’Association des Ingénieurs Territoriaux

Données sur la Fraction Fermentescible des Ordures Ménagères (F.F.O.M.).

La toute dernière campagne de caractérisation MODECOM rapporte que les déchets putrescibles représentent 25 % du gisement d’ordures ménagères soit environ 100 kg / habitant / an. Le gaspillage alimentaire (produits alimentaires non consommés sous emballage) s’élève dans le même temps à 7 kg/habitant/an.

Les ratios constatés de collecte des biodéchets (lorsque celle-ci est organisée) varient entre 22 et 220 kg/hab/an pour une moyenne de 100 kg/hab/an.

Autres gisements envisageables : déchets alimentaires de restauration collective (identifier les producteurs…).

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