Agriculture durable

Agriculture durable

Une gestion durable de l’énergie dans les exploitations agricoles

Allier performance économique et faible impact environnemental est une réalité envisageable dans le monde agricole.
Pour maîtriser les charges et réduire les émissions de gaz à effet de serre liés aux exploitations agricoles, il est nécessaire de se pencher sur la gestion de l’énergie.
Il faut une bonne visibilité sur les consommations, un aspect qui varie en fonction du type d’activité exercée (on n’a pas les mêmes besoins en énergie selon qu’on élève des herbivores en prairie ou des granivores, selon qu’on s’occupe de vignes ou de cultures sous serres chauffées). Il faut ensuite tout faire pour réduire ces consommations, et s’intéresser aux énergies renouvelables.

La réduction de la consommation d’énergie est possible de deux manières :

  • en apportant des améliorations sur le plan technique : isolation des bâtiments des exploitations agricoles, mise en place de matériels performants d’un point de vue énergétique ;
  • en conduisant des changements dans la pratique de l’activité elle-même : abandon de l’élevage hors-sol, élevage des ruminants basé sur du pâturage…

Grâce à Dia’terre, un outil de diagnostic créé par l’ADEME, il est possible de calculer la consommation d’énergie d’une exploitation agricole et les gaz à effet de serre qu’elle émet.

Quant aux énergies renouvelables, elles permettent à la fois de gagner en autonomie énergétique, de faire baisser les factures d’énergie, et d’investir intelligemment.
La valorisation de la biomasse en énergie, la mise en place de panneaux photovoltaïques ou d’éoliennes sont autant de pistes possibles pour les exploitants agricoles.

Les projets portés par l’ADEME Île-de-France

Le projet DINAMO

Dans le cadre de l’appel à projets national Agr’Air (agriculture et air) de 2017, l'ADEME Île-de-France finance le projet DINAMO.

DINAMO a pour vocation de démontrer l’intérêt de solutions réductrices d’émissions d’ammoniac dans les élevages bovins laitiers. Il est porté par l’Association pour le développement et la promotion de la recherche et de l’innovation à AgroParisTech (ADEPRINA), en partenariat avec l'Institut de l’élevage (IDELE), le groupe AVRIL, l’entreprise Agro Evolution et le GAEC de Pécane.

Plusieurs zones géographiques sont concernées pas le projet DINAMO : l’Île-de-France, la Bretagne et les Pays de la Loire.

Le Schéma régional biomasse (SRB) francilien

La participation à l’élaboration du Schéma régional biomasse (SRB) est également une action menée par l’ADEME Île-de-France.
L’élaboration du SRB est imposée aux services de l’État et aux régions sur l’ensemble du territoire français. Il s’agit de décliner le Schéma national biomasse (SNB) à l’échelle de chaque région.

En Île-de-France, la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE) et la région Île-de-France pilotent l’élaboration du SRB, avec une participation active de la Direction régionale Île-de-France de l’ADEME (qui cofinance une prestation d’accompagnement à maîtrise d’ouvrage).
Le SRB d’Île-de-France vise à identifier la biomasse mobilisable (agricole, forestière et déchets) pour produire de l’énergie sur le territoire francilien. Il doit aussi définir des scénarii de mobilisation pour atteindre les objectifs de production d’énergie renouvelable en accord avec les documents cadres qui s’imposent au territoire régional (le SNB, le Schéma régional climat air énergie [SRCAE]).

En savoir plus sur le SRB de l’Île-de-France sur le site de la Région

L’agriculture urbaine

Aujourd’hui, de nombreux projets d’agriculture urbaine voient le jour en Île-de-France. Des initiatives telles que l’opération Parisculteurs, pilotée par la mairie de Paris, trouvent un succès et un intérêt grandissant auprès des populations urbaines.

Si l’ADEME Île-de-France n’a pas d’action dédiée sur les sujets liés à l’agriculture urbaine, ces questions sont intégrées aux réflexions et actions autour de l’alimentation durable et des plans climat.