Air et bruit

Les pollutions aériennes et sonores en extérieur

Les spécificités du territoire francilien

Les transports représentent une source importante de pollution en Île-de-France, principalement dans la zone dense de Paris. L’association de l’air et du bruit est émettrice de près des deux tiers de ces pollutions. Qu’elles soient routières, ferroviaires ou aériennes, les infrastructures de transports sont d’importants émetteurs polluants.

L’impact sanitaire du bruit des transports est aussi loin d’être négligeable. Au-delà de 85 décibels (dB), il constitue un risque majeur pour la santé. Durant le sommeil, les troubles apparaissent dès 40 dB développant fatigue, inefficacité ou encore stress (données – Observatoire régional de la santé Île-de-France - 2015).

L’ADEME, via ses appels à projets, son accompagnement et ses outils et guides pratiques, favorise le développement de pratiques vertueuses, et l’expérimentation de solutions innovantes.

Qualité de l’air : les zones sensibles du territoire francilien au 01/01/2017

Qualité de l’air : les zones sensibles du territoire francilien au 01/01/2017

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Les projets soutenus par l’ADEME Île-de-France 

L’ADEME Île-de-France intervient dans plusieurs expérimentations pour répondre au besoin de réduction des émissions de pollutions de l’air :

  • l’ADEME soutient l’association d’expérimentation urbaine Urban Lab, qui analyse et évalue l’air parisien pour trouver des solutions innovantes. L’objectif principal de l’Agence est d’accompagner l’association dans l’évaluation de ces solutions ;
    Lire le communiqué de presse 10 projets innovants pour contribuer à une meilleure qualité de l’air à Paris (PDF - 518.18 Ko)
  • l’ADEME accompagne 2 chargés de mission via le réseau Guapo. Cette fédération de villes internationales (telles que Tokyo, New York, Londres, ou La Haye…) vise l’amélioration de la qualité de l’air en milieu urbain, grâce à un échange de pratiques et d’idées inspirantes. Une plateforme d’échanges en ligne a été mise en place, ainsi que des modules de formation et des groupes de travail thématiques ;
  • l’ADEME apporte également son soutien technique au réseau de « Qualité de l’air, Impacts sanitaires et Innovations technologiques et politiques » (réseau Qi2). Ce réseau multidisciplinaire de chercheurs franciliens, mis en place depuis fin 2016, a été créé pour structurer une communauté de recherche à l’échelle de l’Île-de-France. Il réunit des laboratoires, des partenaires institutionnels et des acteurs économiques dans le domaine de la qualité de l’air.

Un partenariat pour réduire le bruit ferroviaire

L’ADEME Île-de-France a accompagné un grand chantier pour réduire les nuisances sonores : à défaut de faire baisser le trafic, des installations d’isolation et des murs anti-bruit financés à 80 % par l’ADEME ont été installés dans les zones à forte concentration de points noirs (zones très bruyantes). Un projet de grande ampleur a été lancé à Bondy et Noisy-le-Sec. Ces deux communes de Seine-Saint-Denis ont traité la résorption des points noirs conjointement avec SNCF Réseau.

Le programme SNCF de résorption des points noirs du bruit ferroviaire francilien, soutenu par l’ADEME à 80 %

Mieux se chauffer pour mieux respirer

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Deuxième facteur de poids pour l’atmosphère francilienne : le chauffage individuel au bois représente 34 % des émissions de particules fines PM10 en Île-de-France.
Dans le département de l’Essonne (91), l’ADEME soutient le fonds Air Bois, à hauteur de 1 089 M€ (sur un budget total de 2,3 M€). La Région ainsi que les départements apportent également leur contribution. Ce dispositif, en test uniquement en Essonne pour l’instant, aide les particuliers à remplacer leur ancien équipement de chauffage individuel par des équipements modernes moins émetteurs de polluants atmosphériques.

► En savoir plus sur le fonds Air-Bois

L’ADEME sensibilise également les particuliers aux bonnes pratiques via la publication de guides et de conseils pratiques

► Lire le guide « Le chauffage au bois, mode d’emploi »

Télécharger l'avis de l'ADEME sur le chauffage au bois (PDF - 254.6 Ko)

Les pollutions intérieures, un danger à ne pas minimiser

L’environnement intérieur est un lieu d’exposition aux pollutions acoustiques et aériennes. L’ADEME met en place plusieurs mesures pour les contrer plus efficacement. L’isolation phonique sur les façades de bâtiments ou les murs anti-bruit est l’une des solutions avancées.

L’ADEME a ainsi financé à 80 % un programme lancé par la SNCF, visant la résorption de points noirs du bruit ferroviaire. Ce programme d’une durée de 4 ans vise à traiter un maximum de logements situés dans les communes les plus exposées.

Un projet pour assainir l’air dans le BTP

En mai 2016, la Ville de Sartrouville, Bouygues immobilier et Logement francilien ont répondu conjointement à un Appel à manifestation d’Intérêt (AMI) sur la santé et l’environnement lancé par l’ADEME et l’ARS d’Île de France.

L’objectif est d’optimiser et d’évaluer la qualité de l’air durant la construction d’un bâtiment. Pour cela, plusieurs corps de métiers collaborent pour assainir l’air en réduisant les émissions de particules fines, de poussières et autres composés volatiles sur les chantiers.

L’expertise de l’ADEME au service des acteurs de la rénovation énergétique

Afin d’accompagner les conseillers en rénovation énergétique, l’ADEME a publié le guide « Rénovation énergétique, confort acoustique et qualité de l’air en habitat individuel ». L’Agence a réuni en un seul ouvrage les notions indispensables à connaître pour concilier l’efficacité énergétique, la qualité de l’air intérieur et le confort acoustique lors de travaux de rénovation dans une logique d’optimisation technico-économique des travaux.